Comment est né My Little Shop

Il y a dix ans, je n’aurais jamais imaginé écrire ces lignes

A l’époque, je vivais une grosse remise en question, après un burn-out dans un boulot qui ne me convenait vraiment pas, j’étais Sans projet précis, juste avec cette envie sourde : faire quelque chose de mes mains. Créer. Me recentrer.

Je ne suis pas styliste. Ni designer. Je suis une autodidacte passionnée de belles matières, de vêtements que je garde parfois pendant des années sans les porter. Une collectionneuse. Une sentimentale aussi, sans doute.

Un jour, j’ai acheté ma première machine et installé un espace couture dans la salle de jeux des enfants. Rien d’extraordinaire me direz vous et c’est pourtant ça qui a tout changé. Il s’est passé un truc intense en moi, un vrai déclic.

J’ai ressenti une liberté que je n’avais jamais connue auparavant : celle de pouvoir concrétiser une idée, une intuition, un ressenti… avec mes mains. Les matières ont toujours eu cet effet un peu dingue sur moi, qu’elles soient brutes, naturelles, recyclées, modernes ou anciennes. Elles m’appellent, m’inspirent. Et à partir de là, tout s’est mis en place, presque instinctivement.

Apprendre, essayer, recommencer

J’ai appris à manier une machine, à la réparer aussi (parfois à m’énerver dessus, je l’avoue). J’ai découvert le travail du cuir, les sangles, les assemblages. J’ai fait, défait, refait. Je voulais que le résultat soit soigné, élégant, de belles finitions.

Je ne voulais pas que mes créations aient ce côté « bricolé », qu’on retrouve souvent dans le fait-maison. Je voulais du beau, de belles finitions, des objets qui durent dans le temps .

Les enfants ont grandis et mon petit coin couture avec . En quelques années c’ est devenu un véritable atelier et qui ce qui était un simple passe-temps a évoluer en projet jusqu’à devenir une marque.

Le lancement : oser me montrer

Mon entourage m’a encouragée. Une amie m’a poussée à m’ inscrite à un petit marché local. J’y suis allée, un peu stressée… et j’ai vendu…et beaucoup! Bon, il faut dire que mes prix étaient très bas à l’époque. Honnêtement, je ne savais pas encore donner une valeur à mon travail. Mais j’ai vu dans le regard des gens que mes pièces leur parlaient.

Et ça, c’était énorme.

Pendant les mois qui ont suivi, j’ai créé des dizaines de sacs. J’accueillais les gens à l’atelier, je les aidais à concevoir le sac qu’ils imaginaient. On choisissait les matières, les finitions, je m’adaptais à leurs envies. Et moi, j’étais heureuse.

Mais rapidement, avec ce rythme soutenu. Je ne trouvais plus le temps de respirer, de réfléchir, de me laisser inspirer. Et ma créativité s’est bloquée. Et j’ai du apprendre à dire non à me poser des limites pour préserver mon process créatif et mieux repartir .

Le tournant du confinement : ralentir pour mieux créer

Puis est venu le confinement. Tout a été stoppé net . Ca ajouté à des soucis de santé auxquels je devait faire face depuis quelques années. J’étais épuisée. sans énergie.

J’ai vraiment pensé tout arrêter.

Mais une fois de plus, j’ai regardé autour de moi. Et j’ai vu : les tissus, les chutes, les matières oubliées que j’avais accumulées. J’ai alors décidé de créer avec ce que j’avais déjà. De revaloriser ce que j’avais sous la main. Bon à l’époque on m’a surtout demandé des masques ( hihihi) mais j’avais choppé le virus du ressourssing .

Et ça a été une vraie révélation.

J’ai vraiment commencé à faire du « upcycling », sans le nommer comme ça au début. J’ai créé des sacs, des coussins, des objets à partir de coupons, d’empiècements de textures différentes, de couleurs inattendues. Et j’ai adoré ça.

Associer les époques, mélanger les genres, donner une nouvelle vie à une matière, c’était grisant. Ça m’a recentrée. Ça a donné du sens à ma démarche.

Depuis, cette logique anti-gaspi est au cœur de mon travail. Je réfléchis à mes achats, je privilégie les matières locales ou de récupération. Ce n’est pas juste une tendance pour moi. C’est une conviction.

10 ans plus tard : une petite marque locale & ancrée

Cette année, mon atelier a 10 ans.

Dix années à créer, apprendre, douter, progresser. À affirmer mes choix. À dire non quand il le fallait. À définir mon propre rythme, mon propre cadre.

MLShop est aujourd’hui plus qu’un atelier. C’est une petite marque artisanale, avec une identité, une étiquette turquoise qu’on reconnaît localement, et un esprit que je défends. Chaque pièce est faite à la main, avec soin, dans une démarche sincère et raisonnée. Je ne cherche pas à produire en masse, mais à proposer des créations qui durent, qui ont une beauté authentique.

Et maintenant ?

Le lancement de ma boutique en ligne, c’est une nouvelle étape. Ce n’est pas un aboutissement, mais une continuité naturelle. J’ai hésité longtemps à me lancer. Par peur de m’exposer, de ne pas être prête, de me perdre ou me faire copier, un peu aussi.

Et puis j’ai compris une chose essentielle : ce que je crée vient de moi. Ce que que je fais, je le fais avec ce que je ressens. ce que je suis , et ça, on ne peut pas me l’enlever.

Aujourd’hui, je suis prête à vous montrer mon univers. Sans prétention, mais avec fierté. Et beaucoup d’envie.

Merci d’avoir pris le temps de lire mon histoire et celle de My Little Shop du coup !

Si vous avez envie de suivre les coulisses de l’atelier, les réflexions, les doutes, les petites victoires du quotidien, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter ou à me suivre sur Instagram.

À bientôt dans l’atelier.

Gaëlle, votre créatrice dévouée

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